De passage

Je ne sais pas si on me lit encore ici.

Envie de dire, après m’être relu, que tant de choses ont changé que j’ai le sentiment de ne pas avoir lu mon histoire.

En fait, aujourd’hui je conduit le bus.

Il était temps.

Et j’aimerai pouvoir lui dire qu’en effet Elle avait raison : c’est vivre à fond que j’aime, plus qu’Elle. Elle m’avait dit ces mots dans un SMS, un jour de novembre 2010.

Et je n’en reviens pas de ce que la vie m’a offert depuis sa rencontre. Mais est-il raisonnable de remercier un amour de lui avoir permis de rencontrer un autre amour, si fort et si transfigurant ?

Last exit

A chaque fois que je viens écrire ici je pense au jour où je déciderai de poster mon dernier message.

C’est ce soir. Ce blog aura raconté l’histoire d’un amour. Il doit logiquement cesser puisqu’Elle ne m’aime plus.

Un amour ça ne se vit pas seul. J’en mourrai à coup sur si je devais espérer une renaissance en son cœur. Et je ne veux pas mourir.

En un an, j’ai parcouru un chemin que je n’avais jamais entrevu auparavant. J’ai changé de vie, changé tout court.

Je n’ai pas le droit de me plaindre, j’ai choisi ce que je vis maintenant. Je l’ai voulu.

Je me souviens avoir souhaité qu’elle soit une amie. C’est le cas maintenant. Oh, bien sûr, je ne suis pas un confident. Mais nous avons partagé plusieurs mois de vie commune, nous connaissons quelques morceaux de nos vies.

Je ne sais ce que sera demain entre elle et moi. Mais je ne peux oublier ce qu’à été hier et s’il ne me reste que cela d’elle je m’en satisferai.

Si vous la voyez par ici, dites lui que je l’aime. Que j’essaie de ne plus l’aimer d’amour, que j’y parviendrai un jour. Mais que sans doute jamais je ne pourrai atteindre encore un tel sentiment de bonheur que celui que j’ai vécu lors de nos premiers mois et notamment une nuit lors de notre escapade en bord de mer.

Voilà, adieu ici. Retrouvons nous -peut être – ailleurs.

Done and to do lists

(Pascale, Myriam, Frédérique), Nicky, Claire, (Francoise, Béatrice, Béatrice 2, Marie-Claire, Francoise 2, Béatrice 3), C. , Véronique, Elle.

Que j’apprenne un jour à oublier celles qui ne sont pas des parenthèses de ma vie que mon esprit soit libre, pour qu’enfin j’aie cette paix que je recherche.

seul dans le bus

Elle est devenue une copine.

Au moins ce n’est pas une ennemie.

Merde ! Je crois que je n’ai jamais autant aimé une femme.

Car pour la première fois de ma vie j’ai des regrets.

 

 

évidence

Quand les choses sont claires dans mon esprit, je sais me consacrer à d’autres tâches que de simplement penser à ma pauvre petite personne.

C’est le cas, je vis bien ces moments actuels. Avec certes une petite pincée au coeur, mais très facilement contrôlable et gérable. J’ai vécu des moments plus rudes et surtout, je sais que je ne suis pas seul, que des personnes sont là, s’il le fallait.

J’envisage un nouvel avenir, seul, en tout cas le temps de me trouver un mode de vie qui me convienne et quand une belle se présentera, qu’il faudra envisager à nouveau de partager des instants, la vie s’envisagera à nouveau à deux, mais plus comme avant, avec sans doute moins de déraison mais en toute quiétude.

je m’étonne moi-même d’être serein aussi vite après ce choc de vendredi. sans doute que je m’y était préparé et que je le souhaitai moi aussi.

Non, pas “sans doute”, mais “certainement”.

U turn

Ouais, c’est sûr que ça fait mal.

Tout mon corps est comme dévasté, je ne sais pas si je dois réfléchir ou me laisser porter par la tristesse. Quand je me laisse aller, je pleure et plus je pleure plus j’ai envie de pleurer. Quand je résiste aux larmes, ma tête est comme vide, je suis face à une évidence et je ne sais pas, je suis incapable de l’affronter. J’essaie de rester calme, de raisonner, de repenser à toutes ces fois où je l’avais pressenti. Mais rien ne vient que les larmes et la grosse boule dans la gorge. Elles sont là, tapies dans l’ombre et n’attendent que ma faiblesse pour jaillir.

Dieu (qui n’existe pas, j’en convient) sait que je L’aime, que j’avais enfin découvert Celle qui me faisait frémir, Celle qui me faisait rêver.

Qu’enfin, j’avais atteint un équilibre, une sérénité que je croyais impossible.

Bien sûr, je voyais bien ces nuages, mais je croyais, je tentais de croire, comme Elle, que cela n’était que passager. La fatigue, la santé…

C’est ainsi, c’est fini, je dois m’y résoudre.

Si seulement, parmi mes pensées, il n’y avait pas celle qui s’agrippe, celle qui dit “c’est peut-être pas foutu, laisse venir…” Cette pensée, celle qui vous fait crever à petit feu car, on le sait bien, elle est erronée. C’est non seulement foutu, j’en suis presque certain, mais il nous faut maintenant travailler à regler nos affaires avant de ne plus nous supporter l’un l’autre.Moi souhaitant l’enlacer, Elle souhaitant m’éviter.

What do I do when my love is away ?
(Does it worry you to be alone ?)
How do I feel by the end of the day ?
(Are you sad because you’re on your own ?)
No, I get by with a little help from my friends….

Comme un cycliste au milieu des bagnoles

Je ne comprend pas toujours tout. Ce qu’Elle me dit, ce qu’Elle ne me dit pas, ses humeurs bonnes ou mauvaises, ses remarques, ses indifférences.
Je ne comprend pas toujours pourquoi certains matins sont ensoleillés et d’autres pluvieux.

Mais je sais qu’Elle est là, près de moi quand je dors, quand je songe à nos beaux jours à venir.

Je ne comprend pas toujours tout mais je me dis que tout ce chemin pour vivre cela en valait la peine.

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